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Rouleau de la Torah ouvert
Terre d'oliviers
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TERRE D'OLIVIERS

​​Parcourir la Provence et admirer les étendues d'oliveraies m'a toujours procuré une immense sensation de bien-être. L'olivier nous fait immédiatement penser à la générosité des pays du Sud, au chant des cigales, à l'ambre précieux de son huile si délicieuse en cuisine !

Ce n'est pas pour rien que l'olivier est le symbole de la paix. N'est-ce pas là le signe que Dieu a envoyé à Noé lorsque la colombe revint avec une branche d'olivier dans son bec, annonçant la réconciliation entre Dieu et les hommes ? 

Dans la mythologie aussi, l'olivier est présent comme symbole de sagesse et de paix. La déesse Athéna en aurait fait don aux hommes.

 

L'olivier est omniprésent dans la Bible, symbole de bénédiction et d'abondance, sur la terre promise par Dieu à son peuple. 

 

« Car l’Éternel, ton Dieu, va te faire entrer dans un bon pays, pays de cours d’eau, de sources et de lacs, qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes ; pays de froment, d’orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers ; pays d’oliviers et de miel ; pays où tu mangeras du pain avec abondance, où tu ne manqueras de rien.»

Deutéronome 8 : 7 – 9

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L'huile d'olive était utilisée pour oindre les sacrificateurs, les rois et les prophètes et la menorah, le chandelier du temple, devait brûler avec une huile d'olive pure. 

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Israël, l'olivier de Dieu 

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L'olivier est cher au cœur de Dieu qui compare Israël à cet arbre magnifique : 

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 "Olivier verdoyant, remarquable par la beauté de son fruit, tel est le nom que t'avait donné l'Éternel.'' Jérémie 11:16

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La comparaison tient en ce que Dieu s'attend à trouver en son peuple toutes les qualités de cet arbre : la beauté, la solidité face à l'épreuve, des racines millénaires et un fruit précieux. Israël est aussi un olivier franc dont certaines branches seront retranchées et d'autres greffées. Le salut des païens, vient de ce que Dieu les greffe sur l'olivier franc (Christ et par extension Israël).

L'olivier est le symbole des justes car le roi David n'hésite pas à s'approprier ses qualités :

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''Moi je suis comme un olivier verdoyant dans la maison de Dieu. '' Psaume 52:10

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Les justes sont appelés à croître et à porter du fruit. Ils resteront verdoyants tant qu'ils seront plantés près des courants d'eau (Psaumes 1). Il doivent également être des lampes vivantes et posséder de l'huile en eux-mêmes, (présence du Saint -Esprit), afin de bénéficier de la présence de Dieu. Cette huile est nécessaire et doit être produite jusqu'à la fin. Elle doit être entretenue par une relation intime avec l'Epoux, à l'image des vierges sages qui en avaient en réserve dans leurs lampes (Mathieu 25:7).​

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Jésus, le Messie ''oint''

 

Dans le Nouveau Testament, l'olivier est encore présent, comme une continuité de l'Histoire.

Nous avons évoqué l'huile sainte qui devait provenir de l'olivier. Jésus est le Oint par excellence, le Mashiah, qui signifie ''oint avec de l'huile''. Il est Celui que le Père a choisi et distingué, mais aussi Celui qui donne l'onction.

A Gethsémani qui signifie ''pressoir à huile'',  Jésus va être ''pressé'' par la souffrance et l'agonie, comme l'olive au pressoir, pour rendre son précieux nectar. C'est aussi là qu'il recueillera les fruits du labeur de son âme, car lors de son retour, il posera de nouveau ses pieds sur le Mont des oliviers qui se fendra en deux. 

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''Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, Qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l'orient.'' Zacharie 14:4

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Et pour finir nos propos, asseyons à l'ombre de cet arbre mythique pour écouter calmement ce poème de Marie d'Agoult ( 19 ième siècle).

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Bel arbre au tronc penché, noirs et noueux rameaux,
Feuillage pâlissant, tige à la baie amère,
De qui retient son nom la hauteur solitaire
Où Jésus dans la nuit vint pleurer sur nos maux ;

Pathétique olivier, au seuil des temps nouveaux,
Toi qui vis, s’effrayant de son calice austère,
L’Homme-Dieu défaillir et supplier son Père
Pour sa chair qui frissonne à l’horreur des tombeaux ;

D’un sourire autrefois Athéné, la déesse,
Te fit surgir du sol, emblème de sagesse,
D’abondance et de paix, ô doux victorieux !

Et quand je viens m’asseoir sous ton ombrage antique,
Ta chrétienne tristesse, avec ta grâce attique,
Pénètre et charme ensemble et mon âme et mes yeux.

Marie d’Agoult

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