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Rouleau de la Torah ouvert

TORAH ET MESSIE

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ROSH HACHANA

Rosh Hashana est généralement traduit par « tête de l'année » et désigne aujourd'hui le Nouvel An juif. Pourtant, lorsque nous revenons aux Écritures, nous découvrons une réalité beaucoup plus profonde.

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La Bible ne présente pas le premier jour du septième mois comme un simple « Nouvel An ». Dans Lévitique 23, Dieu ordonne une journée solennelle marquée par le repos, la convocation sacrée et surtout le retentissement du shofar. Cette fête est traditionnellement appelée Yom Terouah, « le jour du retentissement ».

Ce détail est essentiel car le shofar n'est pas un simple instrument musical. Dans la Bible, son son peut annoncer un événement, rassembler le peuple, avertir d'un danger, proclamer la royauté ou appeler à se présenter devant Dieu.

Rosh Hashana est donc un temps de réveil spirituel.

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LE SHOFAR : UN APPEL À SE RÉVEILLER

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Le shofar occupe une place centrale dans Rosh Hashana. Dans la tradition juive, son retentissement est notamment compris comme un appel à l'introspection et à la teshouva, c'est-à-dire au « retour » vers Dieu.

Et cette notion de retour est particulièrement forte.

Il ne s'agit pas simplement de regretter ses fautes, il s'agit de revenir à Dieu, à sa Parole, à l'obéissance,  à la vérité.

Le son du shofar vient donc interrompre le cours ordinaire de la vie.

Comme si Dieu disait : « Réveille-toi. Examine ta vie. Où en es-tu avec moi ? »

C'est précisément pour cette raison que le shofar possède une telle puissance symbolique dans la tradition biblique.

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UNE FÊTE QUI PARLE DE JUGEMENT

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Rosh Hashana est également associé au jour du jugement dans la tradition juive. Les dix jours qui suivent conduisent jusqu'à Yom Kippour, le Jour des expiations. Cette période est traditionnellement consacrée à la repentance, à l'examen de soi et au retour vers Dieu.

L'homme est invité à s'arrêter et à considérer ses voies.

Cela nous rappelle une vérité que nous avons parfois tendance à oublier : Jésus n'est pas seulement notre Sauveur. Il est aussi notre Juge.

La grâce ne signifie pas que Dieu cesse d'être saint, son amour ne supprime pas sa justice et son pardon ne rend pas le péché insignifiant ; au contraire, c'est parce que Dieu est saint que le pardon possède une telle valeur.

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« SOUVENEZ-VOUS »

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Un autre thème traditionnellement associé à Rosh Hashana est celui du souvenir.

Dans la liturgie juive, Dieu est présenté comme celui qui se souvient de ses créatures et de son alliance. Le jour est également appelé Yom HaZikaron, « jour du souvenir », dans certaines traditions.

Cela nous conduit à une réflexion profonde : Que se passerait-il si nous vivions chaque journée avec la conscience que Dieu voit nos œuvres, nos paroles et même les intentions de notre cœur ?

Nous vivons souvent comme si seul ce qui est visible comptait, mais Dieu regarde au cœur, il voit ce que personne ne voit, il connaît les motivations cachées derrière nos bonnes œuvres, il connaît également les blessures, les combats et les désirs que nous n'osons présenter à personne.

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LE SHOFAR ET LA ROYAUTÉ DE DIEU

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Le shofar est également associé à la proclamation de la royauté de Dieu.

Dans la tradition juive, son retentissement rappelle la souveraineté divine : Dieu est Roi. Le Psaume 47 relie d'ailleurs explicitement le règne de Dieu aux acclamations et au son du shofar et cette dimension est magnifique.

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Rosh Hashana ne nous demande pas seulement : « As-tu fait des erreurs cette année ? »

Elle nous pose une question encore plus fondamentale : « Qui règne réellement sur ta vie ? »

Car il est possible de vouloir les bénédictions de Dieu tout en refusant son gouvernement.

Il est possible de vouloir Jésus comme Sauveur sans véritablement vouloir le reconnaître comme Seigneur.

Il est possible de parler de Dieu tout en conservant le trône de notre cœur mais le shofar proclame :

Dieu est Roi.​

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LE SHOFAR ET L'ESPÉRANCE DU RETOUR DU CHRIST

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Pour le chrétien, le son du shofar possède également une résonance particulière lorsqu'on pense aux prophéties concernant le rassemblement du peuple de Dieu et au retour du Christ.

Paul écrit :

« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel. »  1 Thessaloniciens 4:16

Et Jésus déclare dans Matthieu 24:31 que ses anges rassembleront ses élus « au son de la grande trompette ».

Le shofar de Rosh Hashana nous rappelle donc quelque chose de solennel : Dieu parle et lorsque Dieu parle, son peuple doit écouter.

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UNE FÊTE QUI NOUS POSE UNE QUESTION

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Rosh Hashana nous invite finalement à nous poser une question que nous devrions peut-être nous poser beaucoup plus souvent :

« Si Dieu examinait aujourd'hui ma vie, que trouverait-il ? »

Pas ce que les autres pensent de moi, pas l'image que je donne à l'Église, pas mon nombre d'abonnés, pas mes connaissances bibliques ou mon apparence spirituelle, mais mon cœur.

Suis-je réellement revenu vers Dieu ? Ai-je pardonné ? Ai-je abandonné ce que Dieu me demande d'abandonner ?

Est-ce que Jésus règne réellement dans ma vie ? Est-ce que j'obéis à sa Parole lorsque personne ne me regarde ?

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LE SHOFAR RETENTIT

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Rosh Hashana nous rappelle quelque chose d'essentiel : il y a des moments où Dieu nous appelle à nous arrêter.

À regarder derrière nous, à regarder notre cœur, à reconnaître nos erreurs, à revenir vers Dieu et à nous préparer.

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Et pour celui qui croit en Jésus-Christ, cet appel prend une dimension encore plus grande :

« Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour ni l'heure. » Matthieu 24:42

Le monde peut continuer à courir, les hommes peuvent continuer à construire leurs projets, les Églises peuvent continuer leurs programmes mais l'Écriture nous rappelle de rester éveillés car le Roi revient.

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