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Rouleau de la Torah ouvert

TORAH ET MESSIE

Image de Tanner Mardis
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CHRIST :
TORAH VIVANTE

Dans le Psaume 119 au verset 18, le roi David a exprimé cette prière puissante à Dieu :

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‘’Ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta Loi (ou de ta Torah) !

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Il était conscient de l’impuissance de son intelligence à saisir les beautés spirituelles de la Torah, à moins que Dieu n’ouvre ses yeux spirituels. David était amoureux de la Loi divine et en avait fait l’objet de sa quête, il n’en finissait pas de puiser en elle des trésors inépuisables de sagesse et je crois que c’est le désir de tous ceux qui aiment Dieu. 

 

Bien avant que la Torah ne soit révélée au peuple d’Israel dans le désert, elle était déjà à l’oeuvre dans le monde. Jean, l’apôtre que Jésus aimait, en avait reçu la révélation lorsqu’il en parlât en ces termes :

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‘’Au commencement était la parole (dabar en hébreu / logos en grec), la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu.’’ 

 

Bien que présente dès le commencement et étant à l’oeuvre dans la Création, cette parole n’était pas encore visible par le peuple qui devait la recevoir. Cette parole est pure, éclatante de lumière et de vérité ; elle est d’une puissance si glorieuse, si infinie, que ce peuple non plus n’est pas prêt à l’accueillir. Alors c’est graduellement qu’elle va descendre vers les siens, c’est par des touches délicates qu’elle va révéler son époustouflante beauté, comme un fiancée qui désire séduire sa kalla (sa fiancée) y met des façons afin de ne pas l’effaroucher. 

 

Pour cette rencontre mémorable, la Torah, parole vivante, va quitter son ciel de gloire, se faire chair et revêtir l’humble nature humaine. Et ne pensez pas que cette descente fut chose aisée, c’est un prodige si mystérieux que les anges désirent constamment y plonger leur regard. Ce n’est pas une, mais plusieurs couches qu’elle devra traverser, non pas un mais plusieurs cieux, non pas un mais plusieurs mondes, plusieurs éléments, comme autant de matières et de vies à sauver et à régénérer : vie animale, végétale, minérale et par dessus tout : vie humaine. C’est ainsi qu’à débuté l'œuvre salvatrice de la parole, par cette descente mystérieuse, bien avant qu'elle ne s’incarne dans le sein de Marie. C’est encore ainsi que Dieu touche les croyants aujourd’hui, il commence par descendre dans notre l’esprit qui se chargera de communiquer le message aux autres éléments de notre être.

 

Mais l’apôtre Jean affirme que la Parole est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. A quel moment est-elle venue me demanderez-vous ? Elle a visité tous les patriarches, à commencer par Abraham, le père de la foi, à qui la Tri- Unité s’est révélée tour à tour et qui a reçu la bénédiction de Melchisédek, sacrificateur du Très-Haut, qui n’est autre que Christ lui-même, notre souverain sacrificateur.

  

Elle est descendue en Egypte d’abord, afin d’inspecter le pays et de se rendre compte de l’état de son peuple, alors esclave du Pharaon. Celui qui est la parole va ordonner leur libération, manifestant sa puissance et ravageant le pays par dix plaies terribles. Là encore, c’est Christ, instrument de vengeance de Dieu qui était à l’oeuvre. L’apôtre Pierre a affirmé que c’est par lui Jésus, que Dieu jugerait le monde ( Actes 10:42). L’Egypte d’alors, au faîte de sa puissance et de sa gloire, représentait le monde par excellence, avec les nombreuses nationalités qui grouillaient en son sein. Nous pouvons également affirmer que les dix plaies préfigurent les malheurs qui frapperont notre monde lors du jugement final.

 

Au mont Sinaï, lorsque Dieu donna la Torah ou les 10 paroles à son peuple, elle contenait l’essence de la morale humaine, incluant la bénédiction pour quiconque la recevrait et la malédiction pour ceux qui la rejetteraient, car le mot dabar en hébreu, signifie parler, dire, mais aussi avertir et promettre, selon l’usage que chacun en ferait. Elle est grâce et bénédiction pour ceux qui l’aiment, disgrâce et perdition pour ceux qui la rejettent. 

 

L’esprit de la Torah a visité tous les prophètes, petits ou grands et a inspiré leurs faits, leurs écrits, leurs messages et leurs oracles. Ces dernier nous dit Pierre, ont fait du mystère du salut et de la grâce en Christ, l’objet de leurs recherches et de leurs investigations (1 Pierre 1:10). 

 

Au temps marqué, lorsque l'œuvre de la préparation fut terminée, le Père envoya sur la terre, sa Parole vivante, proclamer aux hommes que leur salut était en Lui, mais leurs coeurs étaient endurcis ; en effet, comment reconnaître en cet humble charpentier, le Fils de Dieu ? Christ se heurtait à leur incrédulité, à leur formalisme religieux, à leurs rites vides de sens. Ses paroles, pourtant pleines de grâce, les irritaient : il était un miroir trop parfait, des belles oeuvres (en apparence) qu’ils offraient à Dieu mais qui étaient trop imparfaites. 

 

Ils n’étaient plus esclaves en Egypte, mais ils étaient toujours esclaves d’eux-mêmes, liés par leurs penchants et se cachaient derrière les mérites de leurs pères Abraham, Isaac, Jacob, ou Moise. Mais on ne peut présenter au Dieu vivant, des monuments morts, fussent-ils beaux et remplis de piété autrefois. Dieu est le Dieu des vivants et non celui des morts.  Jésus-Christ fera face à leur hypocrisie avec fermeté et autorité : ‘’Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les oeuvres d’Abraham‘’, affirmant : ‘’Avant qu’Abraham fut, je suis.’’, ou encore : ''Moise ne vous a pas donné le pain du ciel, moi je suis le pain vivant descendu du ciel.’’ 

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Quelque chose en lui leur parle du désert, du rocher qui les suivait et les abreuvait, de la manne douce récolté chaque matin à l’aurore, de l’ange de l’Éternel qui allait devant eux, mais ils refusaient de laisser leurs souvenirs trouver sa réalité dans les frémissements qu’ils ressentaient face à ses paroles étranges, mais pleines d’autorité : tout ce qu’il disait prenait immédiatement vie !

 

Sa parole séparait la vérité de l’erreur, ébranlait les ruines de leur logique, cisaillait leur syllogisme creux et tombait comme un fouet cinglant sur leurs certitudes qui s’effritaient devant les miracles qu’il accomplissait : les aveugles voyaient, les sourds entendaient, et les paralytiques étaient guéris. Les faits sont là, car non seulement il parle, il ordonne, il proclame, il déclare, il dit, mais la chose arrive. Seulement voilà, l’oeil peut regarder sans voir, ‘’ de peur qu’ils ne comprennent de leur coeur et que je ne les guérisse.’’ dira le Seigneur d’un ton de reproche ( Matthieu 13:15).

 

Lorsqu’il dit : ‘’Je suis la lumière du monde’.’, il guérit les aveugles, lorsqu’il affirme être le pain vivant descendu du ciel, il multiplie à l’infini du pain et du poisson et lorsqu’il déclare ‘’Je suis la résurrection et la vie.’’, il suscite l'émerveillement en ressuscitant les morts.

 

Tel était le Christ, l’envoyé du Père et Torah vivante.

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Ceux qui l’ont crucifié pensaient réduire son message à néant et plonger le monde dans le silence et la noirceur des ténèbres, mais celui qui est la parole vivante, d’un seul mot a repris la vie qu’il a consenti à quitter pour un moment. 

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‘’Je suis vivant, j’étais mort mais je suis ressuscité.'' proclame t-il à ses disciples du monde entier. 

Comme le rugissement du lion effraie ceux qui l’entourent, sa voix est pour nous qui croyons en lui, une source d’une joie immense et pour ses ennemis, effroi et tremblements.

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À lui la gloire, aux siècle des siècles.

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